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L’économie numérique est en croissance régulière à l’échelle mondiale. Si l’on en croit le dernier rapport de l'IDATE, cette croissance se poursuit à un rythme soutenu : + 3,8 % en 2014, +4,2 % en 2015 et en 2016.

Une transformation gigantesque des économies est à l’oeuvre. Le constat est désormais bien connu ; la création de valeur de l’industrie s’est décalée vers le numérique. A mesure que des besoins nouveaux émergent, en Europe, aux Etats-Unis, des pans entiers de nos économies tertiarisées mutent de manière spectaculaire, dégageant des nouveaux potentiels de croissance. Une nouvelle économie extrêmement puissante se développe autour de la data, du cloud, de la sécurité numérique. L’intelligence artificielle est une révolution au coeur de ces révolutions, offrant de nouvelles perspectives, redistribuant les cartes entre puissances numériques.

Pour autant, cette croissance de l’économie numérique à l’échelle du monde, ne se fait pas partout au même rythme. En réalité, la vigueur de cette économie se concentre entre quelques régions du monde. On peut parler d’hyper concentration avec au sein même des zones géographiques concernées de vraies disparités.

Malgré les efforts et la volonté affichés depuis des années sur le continent européen, l’Europe décroche, son poids dans l’économie mondiale ne cesse en effet de lentement reculer. Dit autrement, l’Europe ne profite pas pleinement des bénéfices de la croissance mondiale du numérique, contrairement aux autres pays, comme les Etats-Unis ou la Chine.

La raison est désormais bien connue et identifiée. Alors même que des écosystèmes très dynamiques existent, notamment en France, la transformation numérique globale de nos économies européennes se fait encore à un rythme trop peu soutenu par rapport à nos concurrents.

Au retard de l’Europe, faute d’investissements suffisants, s’ajoutent un deuxième constat-clé : la formidable accélération numérique à l’échelle du monde bénéficie d’abord à une poignée d’acteurs mondiaux, principalement américains et chinois, les fameux GAFA et BATX (Baidu, Tencent, Alibaba, Xiaomi). Cette position leur donne aujourd’hui la possibilité de décider des nouveaux standards et surtout de capter l’essentiel des nouvelles opportunités de marché.

Face au retard pris par l’Europe dans les investissements, à l’émergence d’acteurs américains hégémoniques (GAFA), comment peuvent réagir les Européens et d’abord les deux premières économies du continent, allemande et française ?

Comment faire émerger les champions européens du numérique ?

Les élections européennes offrent une formidable opportunité pour un grand réveil numérique européen. Grâce à la mobilisation inédite d’une vaste coalition d’acteurs privés autour de l’Institut G9+, nous allons remettre la question du leadership européen en matière de numérique au coeur de l’agenda politique des prochains mois.

Pour la première fois, l’Institut G9+, Roland Berger, Croissance+ et Make.org vont permettre une appropriation massive de cette problématique par les citoyens français et allemands, et dégager grâce à leur participation massive, un Livre blanc citoyen, première véritable feuille de route citoyenne sur le sujet.

Autour du Livre blanc, nous réengagerons dans un second temps des cohortes de citoyens dans le déploiement d’actions concrètes et lancerons une série d’initiatives privées de grande ampleur, dont :
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